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Au cœur du divertissementBordeaux Métropole Arena, c’est du béton !

Reportage
3 min
23/01/2018

C’est l’évènement de toute une région

Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest a construit Bordeaux Métropole Arena. Une salle de spectacle en béton blanc, qui représente un réel défi pour les équipes locales et suscite beaucoup d’engouement.
Par François Menia

des courbes vertigineuses

Tel un galet posé sur les rives de la Garonne, Bordeaux Métropole Arena domine de sa masse blanche Floirac, une commune en plein essor de l’agglomération bordelaise, et les nombreux chantiers qui s’y déroulent. Gymnases, cliniques mais aussi logements poussent petit à petit tout autour du site.

Au-delà de son architecture toute en courbes, le projet réalisé par Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest (filiale de Bouygues Construction) pour Lagardère Live Entertainment vient combler un manque dans la région : celui d’une salle de spectacles et d’événements sportifs à la mesure de la septième agglomération de France. Car jusqu’à ce jour, nombre de concerts étaient encore organisés à la patinoire municipale, dont les performances acoustiques sont loin d’être optimales. Depuis le premier trimestre 2018, l’Arena permettra ainsi à 11 300 personnes d’assister à des concerts, des spectacles et mêmes des matches de tennis ou de basket.

Le travail de la main de l’Homme

Les équipes de Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest ont œuvré pendant 22 mois à la construction de ce nouveau temple du divertissement, avec un pic de 200 compagnons mobilisés. Principale difficulté : obtenir la courbe lisse souhaitée par l’architecte, Rudy Ricciotti.

De fait, la plupart des stades et salles de spectacles sont parés d’un habillage métallique ou de verre. “Nous aurions pu tout faire en éléments de béton préfabriqués puis assemblés sur place mais nous n’aurions pas obtenu l’effet souhaité. D’où notre recours à la technique plus complexe du béton coulé en place.”

L’architecte voulait également retrouver dans le bâtiment “le travail de la main de l’homme". L’homme en question s’appelle Hernane de Vieira Matos. Maçon finisseur pour le Groupe depuis 2007, il est l’un des onze derniers compagnons en charge de la finition. Malgré “la charge de travail que représente le béton coulé en place”, il évoque son “plaisir à travailler sur ce bâtiment”. Et il ajoute : “Il faut avoir la volonté du travail bien fait. Car si on se rate, tout le monde le verra encore dans dix ans et l’image de l’entreprise sera ternie”.

Rudy Ricciotti est très tourné vers la matière béton en façade. Faire une salle en béton brut et dans ces formes arrondies, il fallait oser.
Philippe Hernoult, Directeur du Projet
11 300
Spectateurs
La capacité de l’Arena
14 500
Mètres cube de béton blanc
Coulés sur place
2
Poutres principales
82 et 55 mètres chacune
22
Mois de construction

Des travaux minutieux...

14 500 mètres cube de béton blanc ont ainsi été coulés en dix mois au moyen de coffrages uniques, grandes structures en bois spécialement conçues pour le chantier. La modélisation 3D a par ailleurs permis de finaliser correctement les études de l’ouvrage et d’assurer la synthèse de façon rapide, efficace et fiable..

... et ambitieux

Au sein de l’Arena, les gradins eux aussi ont été coulés en place tandis que le toit repose sur une charpente avec deux poutres principales, l’une de 55 mètres de long, l’autre de 82 mètres. Cette dernière est constituée de trois tronçons qui ont été levés à l’aide d’une grue de 700 tonnes. Les équipes de Thibaut Davy, en charge de la charpente, ont mis un mois pour les assembler à l’intérieur de l’Arena, et ce, pendant que les grues installaient les derniers coffrages.

Dans le même temps, les compagnons ont travaillé sur l’isolation via des pyramides acoustiques qui empêchent les réflexions du son. La même attention a été accordée à l’acoustique extérieure, pour la cour logistique couverte, ce qui pour l’ingénieur Cédric Lamothe constitue “un défi unique”, tout comme “les gradins coulés en place qui participent aussi à une meilleure isolation acoustique”.

Entre l’environnement urbain et l’intérieur du bâtiment, le cahier des charges est clair : il ne peut y avoir qu’un décibel d’écart. Tout semble maîtrisé, jusqu’à l’Equalizer, de grandes baies installées sur la façade et qui, grâce à des ampoules Led, rappellent les lumières d’un égaliseur numérique. L’ouvrage est ainsi visible autant de jour que de nuit.

Au plus près de la ville

L’Arena a également été pensée comme un lieu de vie, avec notamment un restaurant situé au rez-de-chaussée. Le but est clair pour la région : que les Bordelais se réapproprient le territoire. Trop longtemps, le futur quartier a été isolé du reste de Bordeaux. C’en est fini. Lorsque le pont Jean-Jacques Bosc sera terminé, à 200 mètres de l’entrée, le site sera accessible en quelques minutes depuis le centre-ville. Fait assez rare pour un grand équipement d’une métropole. Un des points forts de ce chantier réside aussi dans son ancrage régional. Plus de 80 % des entreprises collaborant à la construction sont locales.

“Participer à un tel projet, c’est une grande fierté et une source de motivation pour nos équipes”, déclare Thierry Bruneteau, responsable d’une entreprise qui intervient sur les plafonds et l’acoustique. Dans une démarche d’économie circulaire, locale également, une partie des matériaux utilisés sur le chantier ont été recyclés ou reconditionnés à 100%. Les coffrages en bois ont ainsi été réutilisés en partie pour équiper un skate-park voisin. L’Arena, un galet qui a fait des ricochets.

Le toit repose sur une charpente
constituée de deux poutres principales de 82 et 55 m de long.
Une innovation récompensée au Concours de sécurité du BTP, à Macao.
D’une capacité de 11 300 spectacteurs,
Bordeaux Métropole Arena accueille spectacles et évenements sportifs (vue d’artiste).

Un soin particulier a été apporté à la finition.