Innovation et partenariats

En France, l’année 2013 a été marquée par le débat national sur la transition énergétique auquel le groupe Bouygues a participé en apportant ses propositions et son expertise en matière d’efficacité énergétique passive et active des bâtiments, et en matière d’exploitation des bâtiments sous garantie de performance. Pour répondre à ces problématiques, le Groupe a mis en place diverses initiatives :

•    Embix, société de services de gestion de l’énergie destinés aux écoquartiers, a été créée en 2011 par Alstom et Bouygues à travers ses filiales Bouygues Immobilier et Bouygues Energies & Services.

•     Un comité Achats Énergie transversal au Groupe, créé en 2011 et regroupant des représentants de tous les métiers ainsi que d’Alstom, améliore le pilotage des achats énergétiques. Il favorise les actions d’efficacité énergétique (certificats d’économies d’énergie (CEE), système de management de l’énergie selon l’Iso 50001) et identifie le potentiel des énergies renouvelables et des mécanismes d’effacement. En 2013, les métiers ont obtenu des résultats concrets : mutualisation des contrats, consolidation des factures d’énergie, déploiement de solutions incluant des CEE.

•     Le Groupe limite la consommation énergétique de ses outils informatiques et développe leurs usages lorsque ceux-ci permettent, par leur utilisation, de réduire l’empreinte environnementale. Ainsi, le comité transverse Green IT[1], créé en 2011, a pour mission d’accélérer l’échange des bonnes pratiques. En 2013, le comité a suivi trois indicateurs disponibles sur le site institutionnel www.bouygues.com («Responsabilité sociétale », rubrique « Green It » (interview d’Henri de Chazournes) :

– le pourcentage de postes de travail éco-labellisés,

– le taux d’utilisation de la visioconférence,

– le PUE (Power usage effectiveness) qui permet une évaluation rapide de l’efficacité énergétique d’un data centre. Par ailleurs, chaque métier du Groupe mène une action de numérisation des échanges et de mise en commun des ressources informatiques via la virtualisation ou l’usage du cloud.

[1] Le Green IT (Information Technology) ou « informatique verte » vise à réduire l’empreinte environnementale des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il définit la prise en compte des contraintes et des coûts en énergie des matériels informatiques, tant en ce qui concerne le produit – l’ordinateur lui-même – que ses usages.

Bouygues construction

Bouygues Construction a fait de la performance énergétique un des axes majeurs de sa stratégie de construction durable et développe notamment un nombre croissant de projets comprenant des engagements de performance énergétique (60 en 2013).

•    Conception : des engagements de performances
À travers la promotion des certifications environnementales, Bouygues Construction déploie des solutions performantes pour diminuer et piloter les consommations d’énergie tout en développant le recours aux énergies renouvelables. En 2013, Bouygues Entreprises France-Europe a lancé une offre de réhabilitation des logements. Baptisée Réavenir, elle repose sur trois engagements dont l’un porte sur la réduction de la facture énergétique collective et individuelle. Dans le cadre du contrat de partenariat public-privé pour le futur siège du ministère de la Défense, Bouygues Construction s’engage pour vingt-sept ans sur des exigences de performance énergétique appliquée à des usages allant au-delà de la réglementation thermique. En outre, Bouygues Construction a livré en 2013 un des premiers lycées à énergie positive en France (lycée de Clisson en Loire-Atlantique) avec une mixité bois/béton.

Cette stratégie en matière de performance énergétique s’étend à l’échelle de l’îlot ou de la ville. Exemples : participation à la création d’Issygrid® à Issy-les-Moulineaux ; développement de la Citybox® (innovation permettant d’améliorer la performance énergétique de l’éclairage public tout en apportant de nouveaux services) mise en place dans cinq villes de France. 


•    Construction : l’application de la démarche Ecosite
La démarche environnementale Ecosite consacre un de ses standards aux consommations sur le chantier. L’enjeu de la consommation énergétique y est détaillé par le prisme des consommations d’électricité et de carburant.

•    Exploitation : la maîtrise des consommations finales
La prise en compte de l’usage et des conditions d’exploitation et de maintenance des bâtiments dès la conception est indispensable à la maîtrise des consommations. De nombreuses initiatives sont mises en œuvre pour accompagner les clients dans l’utilisation durable des bâtiments livrés. Quelques exemples :

   - Hypervision®, logiciel pour piloter et suivre la performance énergétique d’un bâtiment en exploitation. Mis en œuvre sur plusieurs bâtiments en France, son déploiement à l’international a débuté l’année dernière.

   - L’exploitation du Green Office® Meudon, premier bâtiment tertiaire à énergie positive, garanti par un contrat de performance énergétique.

   - EnergyPass® : cet outil de maîtrise des charges permet de mesurer les consommations de chauffage, eau chaude et électricité, de garantir la performance énergétique réelle d’un bâtiment et de sensibiliser les utilisateurs.


•    Recherche et développement 
Les programmes de R&D portent sur la réduction des consommations en neuf et en rénovation, avec la mise en place d’outils de diagnostic, de conception et de mesure qui permettent un véritable engagement de performance. Bouygues Construction explore des solutions de production alternatives (énergies renouvelables par exemple), de mutualisation et de stockage à l’échelle du bâtiment, mais aussi de l’îlot.

Par ailleurs, Bouygues Construction étudie l’usage des bâtiments construits. La chaire « Bâtir durable et Innover » analyse le comportement des utilisateurs des bâtiments pour une meilleure maîtrise des consommations énergétiques, mais également les modèles de pilotage multicritères permettant d’optimiser les consommations, le coût et les émissions de CO2 associées.

Enfin, un premier démonstrateur de « bâtiment sans chauffage » va être construit en France par Bouygues Construction. Plus performant encore qu’un bâtiment passif, il sera isolé de telle manière qu’il ne sera pas nécessaire d’installer d’organe de chauffage dans l’ouvrage.

Bouygues Immobilier en matière de consommation d'énergie ce qui concerne les BEPOS

En ce qui concerne les Bepos : en anticipation de la réglementation Bâtiment responsable 2020, l’objectif de Bouygues Immobilier est de concevoir des bâtiments dont le bilan énergétique est nul, grâce notamment à la production d’énergie à partir de sources renouvelables et un niveau de performance énergétique exemplaire.

Ainsi, en immobilier d’entreprise, l’immeuble Green Office® Meudon a terminé sa première année de fonctionnement à énergie positive avec succès à la fin de l’année 2012. Bouygues Immobilier s’est fixé pour objectif d’atteindre 20 % de la surface livrée totale d’immobilier d’entreprise en Green Office®  à l’horizon 2015.

Bouygues Immobilier en matière de consommation d'énergie ce qui concerne les BEPOS

En ce qui concerne les Bepos : en anticipation de la réglementation Bâtiment responsable 2020, l’objectif de Bouygues Immobilier est de concevoir des bâtiments dont le bilan énergétique est nul, grâce notamment à la production d’énergie à partir de sources renouvelables et un niveau de performance énergétique exemplaire.

Ainsi, en immobilier d’entreprise, l’immeuble Green Office® Meudon a terminé sa première année de fonctionnement à énergie positive avec succès à la fin de l’année 2012. Bouygues Immobilier s’est fixé pour objectif d’atteindre 20 % de la surface livrée totale d’immobilier d’entreprise en Green Office®  à l’horizon 2015.

Bouygues Immobilier en matière de réhabilitation

En matière de réhabilitation : Bouygues Immobilier a lancé en 2009 la démarche Rehagreen® pour l’immobilier d’entreprise.

A partir d'un diagnostic multicritères de l'immeuble, cette démarche permet de mettre en œuvre le scénario de réhabilitation et d’améliorer la performance environnementale du bâtiment. Bouygues Immobilier s’est engagé à atteindre 30 % de la surface livrée totale d’immobilier d’entreprise en Rehagreen®.

Bouygues Immobilier en matière de smart grids

Les smart grids constituent la prochaine étape vers une meilleure efficacité énergétique urbaine.

Réseaux urbains intelligents, les smart grids impliquent l’utilisation des technologies informatiques de pointe pour piloter et optimiser la production et la distribution d’électricité à l’échelle d’un quartier. Implanté dans le quartier d’affaires Seine Ouest d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), IssyGrid® est le premier réseau électrique intelligent de quartier en France.

Bouygues Immobilier sur la question de la sobriété énergétique

- À l’échelle du quartier, la consommation d’énergie est un sujet prépondérant dans la conception de nouveaux quartiers durables. L’ensemble des technologies opérationnelles est utilisé afin d’en optimiser la performance énergétique.

-    Bouygues Immobilier a mis en place le contrat de performance énergétique (CPE) qui garantit, dans la durée, l’efficacité énergétique d’un bâtiment. Il engage l’exploitant et le locataire d’un immeuble sur un montant de charges précis, calculé selon le bilan énergétique du bâtiment. D’abord utilisé par les collectivités locales comme outil de gestion énergétique des bâtiments publics, le CPE s’étend désormais au secteur privé. Bouygues Immobilier a généralisé sa mise en place sur les programmes Green Office®.

Colas

En 2012 a été lancé le programme cLEANergie visant à mesurer et réaliser des économies d’énergie pour l’ensemble du groupe Colas. Dans ce cadre, un travail d’analyse a montré que les trois quarts de la consommation d’énergie directe de Colas se répartissaient presque également entre les brûleurs des postes d’enrobage et la consommation des engins et véhicules. En 2013, Colas a engagé une évolution de ses systèmes de collecte en réseau d’information.

Cette collecte sera effective dès l’exercice 2014 et progressivement fiabilisée et auditable en 2015. Une première estimation de l’enveloppe de cette consommation est de l’ordre de 600 millions d’euros.

Colas mesure de manière systématique la consommation de combustible aux brûleurs des postes d’enrobage sur environ cinq cents installations. Outre les éco-variantes, les techniques suivantes permettent de réaliser des économies d’énergie indirectes :

•    les enrobés tièdes, qui permettent des économies d’énergie d’environ 15 % sur la production par rapport à des enrobés à chaud. En 2013, la proportion d’enrobés tièdes fabriqués par Colas correspond à 17 % de la production totale d’enrobés, en progression de 4 % par rapport à 2012 ;

•    l’utilisation de matériaux recyclés, en particulier les agrégats d’enrobés (fraisats d’anciennes chaussées), qui permettent d’économiser du bitume, des granulats, du transport et de réaliser des gains lors de la fabrication. Ceci entraîne des économies d’énergie si on prend en compte le bilan global du cycle de vie ;

•    le recyclage des chaussées en place, qui permet également d’économiser de l’énergie (économie de matériaux et de transport) 

Colas travaille aussi sur deux axes :

•    les outils de mesure : l’électricité ne représente qu’une faible part de l’empreinte énergétique totale. L’efficience énergétique implique également la mesure de la consommation de carburants fossiles. Si le suivi de la consommation des brûleurs des postes d’enrobage est assez aisé, il est beaucoup plus complexe de suivre la consommation de plus de 65 000 engins et véhicules répartis sur 1 700 sites de production et établissements Travaux. Dans ce but, Colas équipe ces engins et véhicules de systèmes de suivi de consommation : le nombre d’engins équipés a été multiplié par deux entre 2012 et 2013, il passe de 2 000 à plus de 4 000 en 2013 ;

•    la mobilisation du personnel : Colas mobilise les conducteurs de véhicules et d’engins pour réduire la consommation de carburants de 20 % grâce à une conduite apaisée et à la suppression des fonctionnements au ralenti des engins ou véhicules à l’arrêt. Un volet Éco-conduite est inclus dans l’ensemble des formations continues dispensées aux chauffeurs, auxquelles il faut ajouter des stages spécifiques pour les chauffeurs poids lourds et les conducteurs d’engins.

Pour ses besoins propres, Colas fait appel aux modes de transport alternatifs, ferroviaires ou fluviaux. Toutefois, l’élasticité réelle de report entre les modes de transport étant faible, Colas s’efforce de faire progresser le bilan environnemental de chaque mode de transport, avec une politique d’innovation technique au service d’une pluri-modalité équilibrée. La quantité de matériaux transportés par rail ou voie fluviale revient à éviter la mise en circulation de 370 000 camions de trente tonnes chacun. Le programme cLEANergie porte déjà ses fruits puisque la mobilisation est bien perceptible sur le terrain, que les initiatives se multiplient  et que des indicateurs d’efficacité se construisent.


(Mise à jour : juin 2016)