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Edito de Martin Bouygues

Discours prononcé le Mardi 24 octobre 2017 lors de la cérémonie d’accueil des boursiers de la Fondation d’Entreprise Francis Bouygues 13eme promotion.

Martin_Bouygues@Romain_Gaillard“Mesdames, Messieurs, chers amis,                                                        

Je suis très heureux de vous accueillir au siège du groupe Bouygues pour fêter la nouvelle promotion de la Fondation Francis Bouygues.

Avant de vous parler de la Fondation, je voudrais ici évoquer ma mère, Madame Francis Bouygues. Vous le savez peut-être, c’est avec une très grande tristesse que nous avons annoncé son décès mercredi dernier. Monique Bouygues n’était pas seulement le centre de notre vie familiale. Son rôle a été très important dans la vie professionnelle de Francis Bouygues et donc dans la vie du Groupe. À ses côtés dès la création de Bouygues en 1952, elle est devenue administratrice du Groupe immédiatement après le décès de Francis Bouygues, exerçant ce mandat pendant vingt-deux ans. Passionnée par tous les aspects de la vie du Groupe, Monique Bouygues a toujours apporté sa contribution active et son soutien aux grandes étapes de son développement. Tous ceux qui l’ont connue savent qu’elle avait une grande affection pour les collaborateurs, tout particulièrement pour les compagnons, marquant toujours de sa forte présence chacune des grandes réunions des Compagnons du Minorange. Elle était aussi très fière de l’œuvre que nous avons accomplie avec la Fondation Francis Bouygues. Je tiens à lui rendre hommage et à la remercier pour tout ce qu’elle nous a donné.

Si j’ouvre ce soir la cérémonie en lieu et place du président de la Fondation – j’ai nommé Philippe Montagner –, c’est parce qu’après douze ans de dévouement pour cette grande cause, ce cher Philippe a décidé de passer le relais. Philippe, mille mercis ou plutôt 729, c'est-à-dire autant que le nombre de boursiers soutenus et c’est déjà pas mal. Arrivé dans le Groupe en 1968, tu as dirigé, entre autres, les grands chantiers de construction des Halles ou du tunnel sous la Manche, mais également l’international, les activités de diversification, Bouygues Telecom – que tu as contribué à fonder –, et jusqu’à la Fondation Francis Bouygues. Cette dernière mission t’a particulièrement plu, toi l’homme droit, équitable, à l’écoute. Très investi dans le bien-être des étudiants, tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir pour les faire grandir. Nous te regretterons beaucoup évidemment, mais tu as choisi de penser – enfin – un peu à toi et nous pouvons le comprendre. D’ailleurs, tu passes le flambeau à un ancien professeur de droit, très attentif aux jeunes, qui est pour quelque temps encore notre éminent secrétaire général : Jean-François Guillemin, et nous en sommes très heureux. Ce sera aussi une façon de vous garder encore un peu avec nous Jean-François.

Nous accueillons ce soir la treizième promotion de la Fondation Francis Bouygues, la treizième mais pas la dernière. D’ailleurs, il paraît que le chiffre 13 porterait bonheur dans certaines cultures. Certainement dans la culture Bouygues en tout cas, car vous êtes aujourd’hui 63 nouveaux boursiers de 11 nationalités différentes, un peu plus nombreux que l’année dernière, qui allez bénéficier du soutien humain et financier de la Fondation.

Vous êtes ainsi 44 bachelières et 19 bacheliers méritants et motivés mais confrontés à des difficultés financières, qui recevrez une aide matérielle et un accompagnement, pour la durée de vos études, à travers des parrains, collaborateurs ou retraités du Groupe et même d’anciens boursiers diplômés. Vous poursuivez des rêves ambitieux, ce qui nous réjouit car rien de grand dans le monde ne s’accomplit sans passion, comme disait Francis Bouygues. L’un veut devenir astrophysicien, l’autre avocat en cybercriminalité, un autre encore est entré aux Beaux-Arts. Nous avons également repéré de futurs paléo-anthropologues et neuro-chirurgiens. Vous noterez que ces projets professionnels n’ont rien à voir avec nous : notre Fondation n’est pas un moyen déguisé de recruter nos futures équipes ! Vous conservez votre entière liberté. Même si, cette année, il se trouve que l’une d’entre vous nous a fait part de son souhait de devenir ingénieur en travaux publics. J’avoue que cela m’a tout de même fait plaisir. Comme vous l’avez vu avec la carrière de Philippe Montagner, on peut trouver un certain intérêt à travailler dans cette voie.

Ce n’est donc pas pour nous garantir de futurs collaborateurs de qualité que nous avons créé cette Fondation en 2005 mais pour participer à rendre la société plus juste, pour rendre ce que nous avons reçu en quelque sorte, à un moment où le Groupe traversait une période particulièrement prospère. Soyez rassurés sur ce point : nous avons ancré cet engagement dans la durée, quelle que soit la conjoncture économique. Francis Bouygues, qui a donné son nom à cette Fondation, était convaincu que chacun devait pouvoir bénéficier des mêmes chances et évoluer dans l’entreprise, s’il en avait la volonté et la capacité – les hommes et les femmes étant la première richesse du Groupe. Cet état d’esprit est partagé par les collaborateurs qui s’impliquent en tant que parrains et marraines pour accompagner les jeunes dans leurs réflexions et même, parfois, leur donner un coup de main pour leurs recherches de stages. Ce soutien est essentiel – et bénévole –, et je vous conseille vivement d’en profiter.

Qu’ils soient chaleureusement remerciés pour cet investissement désintéressé, qui porte beaucoup de fruits. Merci également à Christel Navarro, la secrétaire générale de la Fondation, et à l’ensemble des administrateurs pour leur précieuse action.

Je vous souhaite bon vent et vous remercie de votre attention."

Martin Bouygues, Président-directeur général

(Mise à jour le: 25 octobre 2017)