Sécurité, santé et équilibre de vie

Veiller à la santé et à la sécurité de soi-même et de ceux qui nous entourent est un devoir moral qui nous concerne tous, quels que soient notre mission ou notre niveau de responsabilité. La garantie de l’intégrité physique est la condition indispensable au respect. Il existe à ce sujet un droit et un devoir d’alerte” (extrait de la Charte des Ressources humaines du groupe Bouygues).

Equilibre de vie

En termes d’aménagement du temps de travail, la politique du groupe Bouygues est déterminée par deux priorités : la volonté de se conformer aux besoins des clients de l’entreprise et aux rythmes des différentes activités et la préservation, autant que possible, du bon équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.
Pour permettre aux collaborateurs de mieux gérer leur temps de travail, tous les métiers sont dotés d’un dispositif de compte épargne temps.

Santé, Sécurité

L’hygiène et la sécurité sont les priorités des collaborateurs du groupe Bouygues et ceci, depuis de nombreuses années. La prévention du risque routier ou des risques psychosociaux fait ainsi l’objet d’actions dans tous les métiers avec une accélération du déploiement en 2013 pour ce dernier thème (assistance téléphonique, questionnaires psychosociaux lors des visites médicales chez Bouygues Construction par exemple).C’est toutefois sur les chantiers, lieux recelant des dangers par nature, que la nécessité de la prévention est cruciale. Les filiales de la construction déploient donc des efforts très intenses et obtiennent dans ce domaine des performances meilleures que les standards du secteur BTP. Pour améliorer encore ces résultats, des programmes de formation sont déployés par Colas et Bouygues Construction sur les sujets de santé dont la lutte contre les addictions.En France, les politiques en matière de santé et de sécurité au travail sont déployées en concertation avec les CHSCT. Enfin, la mise en place d’un système de management de la sécurité, associée ou pas à une certification selon l’Ohsas 18001, constitue la base organisationnelle des unités opérationnelles du groupe Bouygues.

Bouygues Construction

La politique de prévention de Bouygues Construction vise l’acquisition de la culture « sécurité » et se fonde sur l’amélioration continue de son matériel et de ses modes opératoires, la qualité de son organisation et de son management. Le respect des règles et la prise d’initiative sont valorisés. Cette politique, qui se traduit par des mesures concrètes sur les implantations françaises et internationales, concerne aussi bien les salariés que les intérimaires et partenaires.

Toutes les entités mènent des opérations emblématiques de grande envergure. Bouygues Bâtiment Ile-de-France, Bouygues Entreprises France-Europe et Bouygues Travaux Publics (dans les onze pays où travaille cette entreprise) ont arrêté leurs chantiers pendant une journée pour former et sensibiliser collaborateurs, sous-traitants et intérimaires, sur la santé et la sécurité. Bouygues Bâtiment International a imposé à ses responsables de projets en tous lieux de mettre en œuvre un plan d’action sur les thèmes clés pour la prévention, issus de sa campagne mondiale de sécurité, qui avait regroupé plus de 20 000 collaborateurs sur toutes les implantations et projets en septembre 2012. Bouygues Energie & Services, de son côté, a mis en place le label safesite, attribué à ses entités selon leur performance en accidentologie, implication managériale et actions de prévention et d’animation.

La prise en compte de la santé se fait au travers de la prévention des maladies professionnelles. Pour chaque emploi le niveau d’exposition aux facteurs de pénibilité a été mesuré et des fiches individuelles d’exposition établies. Ces études s’accompagnent de l’évolution vers des matériels ergonomiques : étais plus légers, matériels électroportatifs moins vibrants, escaliers en remplacement d’échelles, paniers rehaussés, chariots à roulettes, etc. Visant le « zéro accident », Bouygues Construction lutte contre les comportements dangereux et a mis en place des actions de prévention contre les addictions. Le premier objectif réside dans l’accompagnement des collaborateurs concernés.

Bouygues Construction s’attache à entraîner dans sa démarche ses partenaires. Les entreprises de travail temporaire sont engagées, en France, sur un niveau de formation au métier et sur un taux de secouristes. Ainsi  Bouygues Bâtiment Ile-de-France a signé cette année une convention de partenariat avec l’OPPBTP, organisme professionnel de prévention du BTP comprenant visites de chantiers inopinées, debriefing auprès des compagnons sur la base des photos prises lors des visites et sensibilisation aux risques spécifiques.

Bouygues Bâtiment International expose les enjeux de la sécurité à l’international (éthique, santé, sécurité, sûreté) aux nouveaux candidats à l’expatriation dans une formation obligatoire le « day one ». Le Dragages safety training center de Hong Kong, bâtiment pédagogique dédié à la formation sécurité ouvert en 2011, continue à  élargir son offre de formation  avec,  par exemple, de nouveaux modules Tunnels et Façades. Sur deux ans, plus de 4 000 stagiaires ont bénéficié d’une formation, aujourd’hui dispensée en anglais ou en chinois. Cette offre de formation à la sécurité est également déployée dans d’autres pays comme Cuba et le Turkménistan.

Bouygues Immobilier

Les partenaires sociaux de Bouygues Immobilier ont signé un accord en vue de la promotion de la qualité de vie au travail :

développement des technologies de communication afin de permettre un plus grand nomadisme des collaborateurs, optimisation des déplacements (déploiement de la visioconférence sur les sites), limitant la fatigue et favorisant un meilleur équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Au travers de la campagne « Sécurité, je m’implique ! », les collaborateurs sont, par ailleurs, invités à adopter une attitude proactive face aux différents risques professionnels identifiés, surtout les risques « chantiers ».

Bouygues Telecom

En matière de santé et sécurité, l’année 2013 a été marquée pour Bouygues Telecom par des engagements pris entre les techniciens « exploitation réseau » et leur hiérarchie lors de l’entretien annuel, par la création d’un club de secouristes sauveteurs du travail pour constituer un réseau de relais locaux (environ 700 collaborateurs formés), par la mise en place d’un questionnaire sur l’environnement psychosocial

visant à recueillir une analyse complémentaire aux résultats de l’Observatoire médical du bien-être et du stress, la poursuite des comités de suivi de la charge de travail initiés à l’occasion du plan de départs volontaires et le déploiement à grande échelle des entretiens infirmiers. RCBT a spécifiquement mis en place une formation en e-learning baptisée « La sécurité en boutique » afin de permettre aux  conseillers de vente de connaître, dès leurs premiers jours en poste, les consignes de prévention des risques. L’accent est particulièrement mis sur les risques de vol avec violence et d’agression verbale ou physique.

Colas

La politique de santé et sécurité de Colas vise à renforcer une culture de prévention dans tous les établissements avec trois objectifs pour 2015 : un taux de fréquence inférieur à 5 en France et en Europe, inférieur à 3 dans le reste du monde ; 35 % des effectifs formés aux premiers secours ; 300 établissements en France sans accidents du travail avec arrêt.

Sécurité

Tout au long de l’année 2013, une campagne sans précédent en faveur de la sécurité sur les chantiers et sur les routes a mobilisé les collaborateurs de toutes les filiales en France et à l’international. Le président de Colas s’est adressé en janvier, par vidéo, à tous les collaborateurs dans le monde pour lancer cette campagne, puis en septembre, pour retracer les actions réalisées dans l’année. Lors d’une semaine mondiale de la sécurité groupe Colas (global safety week), les collaborateurs de toutes les filiales ont participé à des opérations dédiées à la sécurité (séquences d’information, d’ateliers, de mises en situation, d’exercices pratiques).

Pour déployer la politique de sécurité, les dirigeants des filiales s’appuient depuis de nombreuses années sur un réseau mondial de préventeurs et sur une large gamme d’outils de prévention (formations à la sécurité, à la conduite apaisée, aux premiers secours, quarts d’heure « sécurité » redynamisés en starters, actions de sensibilisation, analyses des accidents, partage des meilleures pratiques, challenges inter-filiales et trophées, classement semestriel, etc.). Colas a, par ailleurs, créé, en 2013, une nouvelle ligne de vêtements de travail afin de renforcer la protection et le confort des collaborateurs.

Colas encourage également la formation des collaborateurs aux premiers secours, au bénéfice de l’ensemble des collaborateurs dans leur vie professionnelle comme dans leur vie privée. Cette formation renforce la sensibilisation aux enjeux de sécurité. À fin 2013, 31 % de l’effectif total est formé aux premiers secours.

 

Santé

Dans le domaine de la santé, des actions spécifiques sont poursuivies pour lutter contre les maladies professionnelles liées aux troubles musculo-squelettiques, au bruit, aux ultra-violets, à l’alcool et aux drogues, aux risques psychosociaux. À titre d’exemple, les formations « gestes et postures » sont dispensées aux nouveaux arrivants, le matériel est choisi en intégrant les critères ergonomiques, les actions permettant une réduction du bruit sont privilégiées et, à défaut, l’instruction d’utiliser des bouchons d’oreille est impérative.

Colas met également en œuvre des dispositifs et des actions afin de réduire au maximum l’exposition de ses collaborateurs aux fumées de bitume, aux poussières de silice et aux solvants chlorés.


L’année 2013 a été marquée par la publication officielle de la monographie du CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) et l’avis officiel de l’Anses (Agence nationale  ̶ française  ̶  de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) relatifs aux fumées de bitume. Le CIRC est la référence scientifique mondiale sur le sujet et n’a pu statuer, dans sa publication, sur la présence ou l’absence de lien entre le cancer et l’exposition au bitume et à ses fumées dans les applications routières et ce, malgré le nombre important d’études réalisées. Les conclusions de l’Anses reprennent, quant à elles, les analyses de risque effectuées par la profession. Néanmoins, Colas travaille à diminuer les expositions aux fumées de bitume et a engagé une stratégie déployée mondialement selon deux axes : réduire la température d’utilisation du bitume puisque la quantité de fumées émises est divisée par deux chaque fois que la température est abaissée de 12°C (un important programme de recherche & développement est actuellement en cours de réalisation) et renouveler la flotte de finisseurs (matériels de mise en œuvre des enrobés), avec des équipements pourvus d’un dispositif d’aspiration de fumées.  

Des actions sont déployées en France comme à l’International pour réduire l’exposition aux poussières de silice : cabines d’engins fermées, conditionnées et filtrées, port de masques anti-poussières simples et lancement d’une politique de renouvellement du matériel de fraisage-rabotage par des machines équipées de dispositifs d’aspiration. Le risque lié à l’emploi de solvants est en réduction dans les ateliers, sur les chantiers, dans les laboratoires, en France comme à l’international.

TF1

Les actions de TF1 visent à promouvoir la santé et la sécurité en privilégiant l’approche préventive,

à équiper et aménager de manière sécuritaire les locaux et les postes de travail, à fournir aux collaborateurs en mission dans les zones à risques les équipements et moyens individuels de protection, à informer le personnel des risques liés à leur travail, et à identifier et prendre les mesures nécessaires pour éliminer les risques pouvant affecter la santé et la sécurité du personnel.


(Mise à jour : janvier 2016)